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Mis à jour le 07.10.2026

Volatility 3 : analyser une image mémoire

Ce qui tournait au moment de la capture : processus, connexions, lignes de commande. Ce qu'aucun disque ne garde.

Pourquoi la mémoire

Certaines menaces ne touchent presque pas le disque. La mémoire vive montre ce qui s’exécutait au moment de la capture : processus, connexions réseau, lignes de commande, code injecté.

La version 3 de Volatility n’utilise plus de profils, contrairement à la 2.6 : elle est plus simple et plus rapide à mettre en œuvre.

Les tables de symboles

Volatility a besoin des symboles du noyau analysé (fichiers .json.xz) pour interpréter ses structures.

  • Windows : les symboles manquants sont récupérés et mis en cache automatiquement.
  • Linux et macOS : il faut fournir les symboles — archives officielles de la Volatility Foundation, à placer telles quelles dans volatility3/symbols/, ou génération avec dwarf2json.

Identifier le noyau de l’image :

# Sur la machine, si elle est accessible
uname -r

# Sinon, directement dans l'image
vol -f memoire.raw banners.Banners

Vérifier que les symboles conviennent (Linux) :

vol -f memoire.raw linux.check_symbols

Télécharger les archives de symboles à l’avance : elles sont volumineuses, et on n’a pas le temps le jour de l’incident.

Plugins de départ

WindowsLinuxUsage
windows.pslistlinux.pslistProcessus actifs
windows.pstreelinux.pstreeArborescence parent / enfant
windows.cmdlinelinux.psauxLignes de commande
windows.netscanlinux.sockstatConnexions réseau
windows.malfindlinux.malfindZones mémoire suspectes (code injecté)
—linux.bashHistorique bash en mémoire
vol -f memoire.raw windows.pstree
vol -f memoire.raw windows.netscan > connexions.txt

À retenir

La mémoire est volatile. Ne rien trouver ne signifie pas que rien ne s’est passé : la trace a pu disparaître avant la capture. On capture donc le plus tôt possible, avant tout redémarrage — et avant d’éteindre « pour être sûr ».